Chute
Corps, souviens-toi de ces désirs qui pour toi brillaient dans les yeux et tremblaient sur les lèvres. (Constantin Cafavy, Corps, souviens-toi)
Pierre noire sur papier / black stone on paper
Pris entre intériorité et extériorité, le corps se présente dans une nudité à la fois crue et en retrait, travaillée par le désir.
Corps désirant et se sachant désiré, offert et pris dans un regard qui ne figure nulle part, un regard confondu avec l’image elle-même, un regard dont l’absence appelle un spectateur. Comme une invitation non pas à regarder l’image d’un corps, mais un corps nu et aveugle se sachant vu.
Corps qui vertige et se tord, épousant les contorsions du désir. Corps en suspens, comme saisi dans sa chute.